Fusions Acquisitions

Le cas des alliances capitalistiques et des rapprochements transnationaux

L'essentiel du chapitre

Une alliance capitalistique peut prendre la forme d’une simple prise de participation, d’un échange de participations minoritaires et/ou de la constitution d’une joint-venture, société détenue à parité par un nombre limité d’actionnaires. L’alliance permet d’éviter une prise de contrôle totale en respectant l’autonomie de chacune des entités tout en profitant de la création de synergies sur une base élective et donc probablement plus créatrice de valeur. Une alliance évolue fréquemment soit vers un rapprochement complet des deux entités, soit vers une interruption rapide de la collaboration, celle-ci n’ayant pas porté ses fruits.

Le rapprochement de deux entités situées dans des juridictions différentes nécessite une ingénierie financière particulière puisque les actionnaires des deux différentes sociétés doivent devenir actionnaires d’un même groupe conservant l’intégrité des deux entreprises domestiques. À ce titre, le statut de Société Européenne vise notamment à faciliter ces transactions au sein de l’espace économique européen. L’opération peut prendre deux formes : soit une entreprise prend le contrôle de l’autre, comme c’est le cas dans le rapprochement entre Air France et KLM ou entre Essilor et Luxottica, soit la création d’une nouvelle holding permet d’initier le rapprochement les deux entités comme dans l’exemple de Technip et FMC Technologies via une double offre publique.