Fusions Acquisitions

Couverture du livre Fusions Acquisitions

Fusions Acquisitions 7e édition: un classique de la Finance d'Entreprise.

Ce site se veut un complément de l’ouvrage Fusions Acquisitions de Franck Ceddaha publié aux éditions Economica. Le lecteur y trouvera une présentation du contenu de l’ouvrage, des supports de formation, une base de donnée sur les opérations de rapprochement impliquant une partie française et des liens utiles. Les réponses aux questions posées dans l’ouvrage sont également disponibles sur le site. Bon séjour !

L'auteur

Franck Ceddaha

Banquier d’affaires depuis 30 ans, Franck CEDDAHA est un spécialiste des opérations de fusions acquisitions, tant domestiques que cross-border. Professeur affilié à HEC Paris, membre de la Société Française des Analystes Financiers, il enseigne également la finance d’entreprise à Sciences Po Paris.

LinkedIn

Actualités de la dealothèque

Cette rubrique vous présente les plus gros deals des derniéres années.

  • ANTA SPORTS / PUMA
    ANTA SPORTS / PUMA
    ANTA SPORTS / PUMA

    En janvier 2026, Anta Sports a annoncé l’acquisition d’une participation de 29% dans l'équipementier sportif allemand Puma auprès d’Artémis, la holding de la famille Pinault. Confronté à des difficultés dans le secteur du luxe, le groupe qui contrôle Kering avait indiqué vouloir céder cet actif non stratégique et minoritaire.

    Artémis avait reçu ces actions en 2018, à la suite de la distribution en nature de 70% des titres Puma initialement détenus par Kering, dans le cadre de son recentrage sur le luxe. À cette date, le cours s’établissait à 34 € par action. La holding familiale était alors le principal actionnaire de Puma et exerçait un contrôle de fait, sans avoir eu à déposer d’offre publique, celle-ci devenant obligatoire en cas de dépassement du seuil de 30 % à la Bourse de Francfort.

    Après avoir atteint un pic à 115 € en 2021, le titre a subi de nombreuses pressions. La dégradation des performances, les changements de CEO en 2022 et 2025, ainsi que l’impact des droits de douane, ont contribué à diviser le cours par cinq.

    Pour Anta, qui détient notamment les marques Fila et Jack Wolfskin, cette opération s’inscrit dans une stratégie d’extension sur des marchés clés, en particulier l’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Nord et l’Europe.

    La transaction devrait être finalisée d'ici la fin de l'année 2026.

    Points clés de l’opération :

    1. Prix : Anta va acquérir 43 millions d’actions au prix de 35 €, soit un montant total d’environ 1,5 Md€. Ce prix fait ressortir une prime de 62% par rapport au cours de clôture de la veille de l’annonce (22 €) et un multiple VE/EBITDA 2026E d’environ 23x pour une participation minoritaire mais qui donne un contrôle de fait sur Puma.

    2. Financement : L’opération est intégralement financée par la trésorerie de Anta.

    3. Intention de Anta : Anta a indiqué ne pas envisager, à ce stade, le lancement d’une offre publique d’achat sur le flottant de la Société.

    Cette transaction illustre une prise de participation dans une société cotée par l’acquisition d’un bloc d’actions, sans intention de déposer une offre publique. Les techniques d’ingénierie boursière et le mécanisme d’offre publique sont détaillés dans le chapitre 15 de la 7e édition du livre Fusions Acquisitions.

    Lire
  • TOTALENERGIES / EPH
    TOTALENERGIES / EPH
    TOTALENERGIES / EPH

    En novembre 2025, TotalEnergies a annoncé la signature d’un accord avec EPH, société contrôlée par Daniel Křetínský, portant sur l’acquisition de 50% d’une plateforme européenne de production d’électricité comprenant des centrales à gaz et à biomasse, ainsi que des capacités de stockage par batteries. Cette transaction s’inscrit au cœur de la stratégie Integrated Power de TotalEnergies, qui vise à renforcer sa position sur les marchés européens de l’électricité en combinant énergies renouvelables intermittentes et capacités flexibles.

    Le portefeuille concerné représente plus de 14 GW installés ou en construction, auxquels s’ajoute un pipeline de 5 GW de projets en développement. L’opération valorise l’ensemble des actifs 10,6 Md€ en valeur d’entreprise, correspondant à un multiple de 7,6x l’EBITDA 2026.

    Points clés de l’opération :

    1. Apport d’actifs : La transaction se distingue par son mécanisme d’apport d’actifs en échange de titres. EPH recevra 95,4 millions d’actions nouvelles, valorisées 5,1 Md€, représentant 4,1% du capital de TotalEnergies, devenant ainsi l’un de ses principaux actionnaires. Une joint-venture détenue à 50/50 sera créée pour exploiter et développer l’ensemble du portefeuille.

    2. Dimension cross-border : L’accord porte sur l’acquisition auprès de la société tchèque EPH d’un portefeuille d’actifs réparti sur plusieurs marchés européens : Italie (7,5 GW), Royaume-Uni et Irlande (7,1 GW), Pays-Bas (3,6 GW) et France (1,1 GW).

    3. Impacts financiers : L’opération est annoncée comme accrétive en cash-flow par action dès la première année. TotalEnergies anticipe une hausse annuelle de 750 M$ de cash-flow sur les cinq prochaines années, permettant de couvrir les dividendes liés aux actions nouvellement émises.

    Cette transaction constitue un exemple d’apport d’actifs en échange de titres, associé à la création d’une joint-venture permettant de mettre en commun des actifs soigneusement sélectionnés. Ce mécanisme est présenté au chapitre 14 de la 7e édition du livre Fusions Acquisitions.

    Lire
  • AIR LIQUIDE / DIG AIRGAS
    AIR LIQUIDE / DIG AIRGAS
    AIR LIQUIDE / DIG AIRGAS

    En août 2025, Air Liquide a signé un accord pour acquérir l’intégralité du capital de DIG Airgas, leader sud-coréen des gaz industriels, auprès de Macquarie Asia-Pacific Infrastructure Fund 2, pour une valeur d'entreprise de 2,85 milliards d’euros. Cette opération représente la plus grosse acquisition du groupe depuis celle d’Airgas en 2015.

    Cette acquisition est soutenue par un crédit-relais structuré, entièrement souscrit par Deutsche Bank, et sera refinancée par des émissions obligataires.

    Points clés de l’opération :

    1.⁠ ⁠Profil de la cible : Fondée en 1979, DIG Airgas est le troisième acteur du gaz industriel en Corée du Sud, spécialisé dans les gaz ultra-purs pour l’électronique, les semi-conducteurs et la santé. En 2024, la société compte 550 employés, 60 usines et réalise 510 M€ de chiffre d’affaires.

    2.⁠ ⁠Rationnel stratégique : Air Liquide double quasiment sa taille en Corée du Sud, quatrième marché mondial du secteur, avec une forte présence dans les semi-conducteurs et la santé, renforçant le leadership mondial d’Air Liquide dans le secteur des gaz industriels. L’opération devrait être relutive dès la première année post-clôture, attendue au premier semestre 2026. Cette opération, motivée par de fortes complémentarités, permettra en outre de réaliser des synergies grâce au carnet de commandes sécurisé de DIG Airgas.

    3.⁠ ⁠Éléments financiers : La transaction valorise DIG Airgas à 2,85 Md€, soit un multiple élevé pour le secteur de 20,2x l’EBITDA 2024. Le groupe français a mis en avant un multiple ajusté de la valeur du carnet de commandes et des synergies de coûts de 14,8x l’EBITDA 2024. À titre indicatif, le multiple d’EBITDA 2025E d’Air Liquide est de 13,8x. 

    Retrouvez la notion de financement de la croissance externe dans le chapitre 13 du livre Fusions Acquisitions. Une opération de croissance externe peut être préfinancée, puis refinancée par des ressources plus stables, par exemple dans le cadre d’un crédit-relais refinancé par une émission obligataire ou une augmentation de capital.

    Lire
Voir toutes les actualités

Les questions des lecteurs

Cette rubrique vous présente les questions les plus fréquentes des lecteurs.

  • Romain a écrit

    Bonjour Monsieur CEDDAHA, Je me permets de vous adresser cette remarque quant à une formule presente à la page 193. La formule indique : ratio de rotation des stocks = Encours de stocks / CA TTC. Le denominateur n'est selon moi pas le bon car Les encours de stocks sont exprimés en prix coûtant, tandis que le CA TTC est déterminé par le prix de vente : les bases sont différentes. Est-ce une erreur ou mon raisonnement omet-il quelque chose ? Merci pour votre retour et pour la qualité de cet ouvrage qui est une véritable mine d'informations. Bien à vous, Romain Carles

    • Bonjour Romain,

      Merci de votre intérêt pour mon ouvrage.
      Comme vous le savez, le chiffre d’affaires est HT et le bilan est TTC. Par conséquent, afin de rendre homogènes le numérateur et le dénominateur dans le calcul des ratios de rotation du BFR, il faudrait en théorie calculer un chiffre d’affaires TTC. En pratique, cela n’est généralement pas fait en raison de l’absence d’information sur le taux de TVA moyen applicable aux différents produits et services de l’entreprise.

      F. Ceddaha

  • Camille a écrit

    BonjouR M. Ceddaha, Je possède la 5ème édition de votre ouvrage, je voulais savoir où il était possible de se procurer les réponses aux questions des différents chapitres et notamment celles des 40 questions présentes à la fin. Je ne vois que les réponses concernant la dernière édition sur ce site, ce ne sont pas exactement les mêmes. Merci beaucoup. Cordialement, Camille

    • Bonjour Camille

      Merci de votre intéret pour mon ouvrage
      Vous trouverez sur le site les réponses aux questions de chaque chapitre et au 40 questions de la 6 ème édition que je vous invite à vous procurer 
      Bonne continuation

Voir toutes les questions